Un danseur, un musicien et des flocons de papier

À l’instar de l’album « Merci le vent » d’Edouard Manceau où des morceaux de papier flottaient dans des pages blanches, « Pompons » s’ouvre sur une rencontre d’un danseur et d’un musicien, découvrant de mystérieuses petites boules de papiers froissés. D’où viennent ces pompons de papier ? Sont-ils des notes griffonnées ? Brouillons d’êtres de papier laissés par un romancier ? Ou de figures imaginées que l’écriture chorégraphique va venir remplacer ? 

À la prose succède la poésie, puis la métaphore : ces pompons accrochent la lumière comme des boules de neige. L’imaginaire et l’émotionnel de l’enfant sont alors invoqués. 

Sur le plateau, un danseur, un musicien et des flocons de papier.

Danser avec ces pompons interroge le rapport de l’homme à la matière. Le papier se mettra dans tous ses états, de froissement, de pliage, de déchirement. Alors s’instaure un dialogue entre une matière en constante évolution et les états de corps du danseur. Un jeu, un éternel recommencement où les scènes se succèdent comme autant de petites expériences de la vie qui virent à tout vent.